Martyre de saint Étienne

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A ces mots, leurs cœurs frémissaient de rage, et ils grinçaient des dents contre Etienne. Tout rempli de l’Esprit Saint, il fixa son regard vers le ciel; il vit alors la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. “Ah! dit-il, je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.” Jetant alors de grands cris, ils se bouchèrent les oreilles et, comme un seul homme, se précipitèrent
sur lui, le poussèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Et tandis qu’on le lapidait, Etienne faisait cette invocation: “Seigneur Jésus, reçois mon esprit.” Puis il fléchit les genoux et dit, dans un grand cri: “Seigneur, ne leur impute pas ce péché.” Et en disant cela, il s’endormit.

(Actes des Apôtres 7, 54-60)

Entre le 3 et le 20 décembre de l’an du Seigneur 415, Lucien, prêtre du diocèse de Jérusalem, en poste à Caphargamala – aujourd’hui Bet Gimal ou Jemmala eut trois apparitions successives de Gamaliel lui enjoignant de faire des recherches pour découvrir la sépulture où il était enterré, avec son fils Abibas mort prématurément, Nicodème, grand notable comme lui converti au Christ en secret mais surtout avec Étienne le Protomartyr dont il avait pieusement recueilli les restes, après la lapidation.

L’ouverture du tombeau de saint Étienne

Lucien résista beaucoup intérieurement, mais il finit par en parler à l’évêque Jean de Jérusalem. L’évêque ordonna que l’on fouillât au lieu révélé dans le songe. Après quelques temps, la quadruple sépulture fut retrouvée.

Lieu de la sépulture originaire d’Étienne (hypothèse Struss, fouilles de Jiljel, Beit Jimal, 1999) on a retrouve non loin de cette belle structure circulaire, transformée au fil des siècles en un pressoir, un linteau de porte présentant l’inscription DIAKONIKON STEPHANOU PROTOMARTYROS.

Monastère des salésiens à Beit Jimal. Photo: Wikipedia

A l’ouverture du cercueil d’Étienne, un parfum céleste se répandit et soixante-treize malades du village furent guéris. Ses reliques furent alors transférées dans la liesse jusqu’au Mont Sion…

Un demi-siècle plus tard, le 15 janvier 460, la puissante impératrice Eudocie fit la dédicace d’une nouvelle église dédiée au Protomartyr, qu’elle avait fait construire à l’emplacement de notre actuelle basilique, et où elle fut inhumée quelques mois après. La basilique fut par la suite ruinée, lors du sac de la ville par les Perses.